Toute assurance vie multisupport vous propose deux grandes catégories de placements : le fonds en euros (capital garanti) et les unités de compte (placement à risque). Comprendre leur fonctionnement est la base pour construire une allocation cohérente avec vos objectifs.
Le fonds en euros : capital garanti, rendement modéré
Le fonds en euros est l'actif emblématique de l'assurance vie. L'assureur garantit le capital investi à 100 % (déduction faite des frais de gestion annuels). Les sommes sont investies majoritairement en obligations d'État et d'entreprises, avec une petite poche d'actions et d'immobilier. Le rendement est servi annuellement par capitalisation : il est définitivement acquis et alimente lui-même le capital pour l'année suivante (effet « cliquet »). En 2024, le rendement net moyen s'est établi autour de 2,60 %, avec les meilleurs fonds dépassant 3,50 %.
Les unités de compte : risque et performance
Les unités de compte (UC) sont des parts de fonds investies sur les marchés financiers : actions, obligations, immobilier (SCPI/OPCI), private equity, fonds thématiques, ETF... Le capital n'est pas garanti : leur valeur fluctue chaque jour. Sur le long terme (10 ans et plus), les UC actions ont délivré historiquement entre 6 et 8 % par an en moyenne. Sur 1-2 ans, les variations peuvent dépasser ±30 % à la hausse comme à la baisse.
Pourquoi le fonds euros seul ne suffit plus
Pendant des décennies, un placement 100 % fonds euros suffisait à battre l'inflation. Cette époque est révolue. Avec une inflation moyenne de 2,5 % et un fonds euros à 2,8 % brut (≈ 2,30 % après prélèvements sociaux), votre pouvoir d'achat stagne ou recule. Sur un horizon de 10 ans et plus, intégrer une part d'UC est devenu nécessaire pour faire fructifier réellement son capital.
Construire une allocation par profil
Trois profils de référence : prudent (70 % fonds euros / 30 % UC, volatilité modérée, rendement annuel cible 3,5–4 %), équilibré (40 % / 60 %, rendement cible 4–5,5 %), dynamique (15 % / 85 %, rendement cible 5,5–7 %). L'allocation doit aussi évoluer avec l'horizon : on dynamise quand l'objectif est lointain, on sécurise progressivement à l'approche de l'objectif.
Au sein des UC : la diversification est clé
Investir 60 % en UC ne signifie pas tout mettre sur un fonds tech. Une bonne allocation UC se compose de : 40-60 % en actions monde (ETF MSCI World ou ETF S&P 500 + Europe), 10-20 % en obligations diversifiées, 10-20 % en immobilier (SCPI), 5-10 % en private equity ou small caps, 5-10 % en thématiques (transition énergétique, santé, robotique). Cette diversification réduit la volatilité globale et lisse les performances.
L'effet du temps : le grand allié des UC
Sur un horizon de 1 an, un portefeuille 100 % actions a une probabilité de perte d'environ 30 %. Sur 8 ans, cette probabilité chute autour de 5 %. Sur 15 ans, historiquement, aucune période glissante d'investissement diversifié monde n'a délivré de rendement négatif. C'est pourquoi un horizon long autorise plus de risque : le temps amortit la volatilité.
L'arbitrage automatique : sécuriser progressivement
Les bons contrats proposent des arbitrages automatiques très utiles : sécurisation des plus-values (les gains au-delà d'un seuil basculent vers le fonds euros), dynamisation (les intérêts du fonds euros sont automatiquement réinvestis en UC), stop-loss (vente automatique d'une UC en cas de baisse trop forte). Ces options permettent de piloter le risque sans intervention manuelle.
Notre recommandation 2026
Pour 80 % des épargnants ayant un horizon de 8+ ans, une allocation 30 à 60 % UC offre le meilleur compromis. Le fonds euros conserve un rôle de stabilisateur et de réserve de liquidités, mais ne peut plus représenter l'essentiel. Chez MonAssureur, nous construisons une allocation personnalisée selon votre profil, votre horizon et votre situation patrimoniale globale.